Publié le 13/04/2009 à 12:00 par ambreval
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COQUILLE VIDE
Grand coquillage déserté
Echoué aux sables de l'absence
Notre chambre sans toi
Est encore tout emplie
D'une vague rumeur
Qui rappelle ta voix
Comme des algues mortes
S'accrochent aux cloisons
Les images défuntes
De nos folles tempêtes
Et de nos matins mauves
Aux rayons oubliés d'un soleil qui se couche
S'est-elle éteinte aussi
La nacre de tes yeux
Aux regards d'outre ciel
Sur l'oreiller défait
De quelque autre bonheur
Là-bas pleure ta chevelure
Qu'importe si ta voix
Comme la vaste houle
Hante à jamais l'écho
De la conque déserte où quelque jour
Tu fus sirène vagabonde
Hasard d'une tempête.
M. Sullivan
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Publié le 09/04/2009 à 12:00 par ambreval
[SIZE=14][FONT=Geneva]SOLEIL COUCHANT
Le maître qu'on craignait
un soir d'hiver ploya les bras
Et descendit vers ses esclaves
Ceux-ci tremblaient encore
Et leurs regards s'abaissaient
Sous le poids des anciennes terreurs
Comme l'herbe se penche longtemps après l'orage.
La jeune Numide qui si longtemps
Avait rêvé de réchauffer la couche du vieil homme
Lorsquil passa près d'elle
Osa lever la tête et chercher
Dans les yeux qui la brûlaient naguère
Un signe d'élection pour la prochaine nuit.
Elle ne vit pour l'heure qu'un vieillard chancelant
Dont la tunique rouge
Tremblait au vent du soir
Elle ne vit q'une bouche fanée
Que le chagrin tordait d'une pauvre grimace
Et la larme de sel qui séchait
Sur la joue chiffonnée du spectre rabougri
La fit rire et chanter
Comme si désormais
La vie pouvait éclore
Dans le nid tiéde de son corps.
Yasmina Malbrouki
Publié le 09/04/2009 à 12:00 par ambreval
[S
[SIZE=14]IZE=7]TOUJOURS PRESENT
L'enfant que nous n'avons pas eu
Courra toujours dans ma mémoire
Je vois son regard inconnu
Glisser sur l'eau de mon miroir
Il a cinq ans il a dix ans
Ses cheveux bruns volent au vent
Ses bras menus font de grands gestes
Il crie vrs toi pour que tu restes
Il était beau de nos espoirs
Nous en parlions souvent les soirs
Aporès l'amour tu te souviens
Tu me disais qu'il serait mien
L'enfant que tu n'a plus voulu
Parce que tu aimas ailleurs
En ce temps-là et qu'il fallut
Que tu choisisses le malheur
L'enfant dont tu n'as plus voulu
Aurait ce soir presque quinze ans
Et il te ressemblerait tant
Que parfois je ne saurais plus
Qui de vous deux j'aime le plus
Qui de vous deux j'ai comme amant
Qui de vous deux j'aime le plus
Qui de vous deux j'ai comme enfant.
Geneviève L.[/SIZE][/SIZE]
Publié le 25/02/2009 à 12:00 par ambreval
[FONT=Geneva]
Seuls les prophètes s'entêtaient à crier dans le désert, persuadés que leur voix serait, un jour, entendue. mais quand les mots de haine ou d'amour, quand les malédictions ou les promesses restent désespérément sans écho, quel fou peut continuer à proférer des paroles ?
Parler , parler, rassure sur soi-même. Entendre, ne fût-ce que sa propre voix, c'est encore entendre une voix. Savoir que l'on n'est pas mort, même si l'on se sent devenu transparent.
C'est pourquoi je continuerai à crier, à prier un ciel aussi vide que le plus vide des déserts, pour affirmer mon existence face à l'inexistence.
Publié le 01/02/2009 à 12:00 par ambreval
[COLOR=purple]Tristesse des dimanches soirs. On avait rêvé de sorties, de rencontres, de spectacles, des milles et un petites joies que la semaine nous refuse. On avait cru que cette pause dans une semaine trop remplie, boulot, courses, ménage, nous rendrait à nous-mêmes. Que nous vivrions enfin pleinement douze heures intenses. Et voilà que le soir tombe, les réverbères s'allument sur des rues tristes vides. Il faut rentrer, retrouver le hall, sale et froid, l'ascenseur hostile, le palier sans âme, et le deux pièces, trop petit où tout est sinistrement à sa place. Sauf soimême, car là n'est pas notre vraie place, là n'est pas la vraie vie. Et qui attendre dans cet univers trop étroit pour notre coeur trop gros ?
Et qu'attendre du lundi, qui lui nous attend, implacable, sous la verrière de l'entrepôt, où nous ferons les mêmes gestes, dans le même univers de buits et de mouvements.
Heureusement le prochain week-end sera plus beau, parce qu'on ne peut pas vivre sans espoir.
Publié le 11/01/2009 à 12:00 par ambreval
[SIZE=14]Que veulent-elles donc ? se demandent souvent les hommes en pensant aux femmes qu'ils croient connaître et qui pourtant les laissent souvent perplexes. Ils pensent leur offrir tout ce qu'elles attendent et pourtant celles-ci ne paraissent jamais vraiment satisfaites de leur sort...
Malentendu vieux comme l'espèce humaine, diront les pessimistes. Et pourtant il suffit de lire avec attention les petites annonces féminines sur les sites de rencontre pour connaître une grande partie des aspirations de ces dames. Elles ne demandent pas l'impossible tant s'en faut. La plupart cherchent un compagnon sincère, affectueux, pas trop moche.... Rares sont celles qui leur demandent d'être riches et beaux ou même intelligents et encore moins les trois à la fois. Sauf exception, elles ne leur demandent même pas d'être des amants exceptionnels.
Entre trente et quarante ans, souvent avec de enfants, elles cherchent une affection solide sur laquelle eles puissent s'appuyer. Mais plus qu'une aide, ce qu'elles semblent attendre, c'est de la tendresse..... Comme si dans ce monde difficile c'était la chose la plus rare.
C'est à la fois émouvant et effrayant, si l'on y songe. Vivent les batifolleuses, qui ne songent qu'au plaisir d'un moment.
Et pourtant combien d'hommes cherchent aussi la tendresse et la compréhension, plutôt que des liaisons brûlantes.
Le bonheur simple et tranquille serat-il désormais hors de portée.
Publié le 04/01/2009 à 12:00 par ambreval
Tel qu'en lui-même l'actualité le change
Publié le 01/01/2009 à 12:00 par ambreval
Chaque année nouvelle est comme une rentrée des classes.
La vie nous offre un cahier vierge où nous pourrons écrre jour après jour une année de notre vie. 365 jours à imaginer, à dessiner au gré de nos voeux et de nos ambitions. Ne nous décevons pas.... Faisons en sorte quel e 31 décembre prochain nous ayons envie de relire ce livre d'or qu'il nous appartient d'écrire.
Et si malgré tout nous désespérons de notre propre vie, de notre propre avenir il nous reste l'autre, les autres, que nous pouvons encore surprendre et réconforter par un mot d'amour, un geste de tendresse.
Redevenons tout au long de cette année le louveteau ou le scout qui promet de faire chaque jour sa B.A., oui sa bonne action. Et imaginons un instant ce que donneraient soixante millions de bonnes actions additionnées, chaque soir.
-- Mais je ne sors plus, dira le grabataire. Que puis-je faire ?
Ecrire un mot à un ami oublié, téléphoner à un autre, envoyer sn obole à une association caritative.
-- Je n'ai pas un sou, pensera le pauvre.K
Mais tu peux sourire à plus pauvre que toi, et même aux riches qui ne te voient pas et qui se sentent si malheureux.
Organison un concours d'imagination et de bonne volonté, ouvert à tous les blogueurs. Un double concours :
l'un pour les meilleures idées restées sans suite, l'autre pour les Bonnes Actions réalisées. Clôture des candidatures le 31 mars 2009 , publicattion du Palmarès le 10 avril sur ce blog et à la télé régionale.
A bientôt
Publié le 30/12/2008 à 12:00 par ambreval
I
Les désirs d'hier font les regrets d'aujourd'hui.
II
En amour il vaut mieux avoir des remords que des regrets.
III
L'amour n'est vraiment l'amour que s'il s'invente chaque jour.
IV
Une histoire d'amour c'est comme ces pendules cassées que l'on demonte pour comprendre comment elles fonctionnent et pourquoi elles se sont arrêtées. Et l'on ne parvient pas à les réparer parce qu'un ressort s'est brisé.
VI
L'adultère est au mariage ce que la chansonnette est à la poésie.
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Publié le 28/12/2008 à 12:00 par ambreval
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L'azur, l'azur, l'azur !